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les collections d'histoire de Lyon
le lyonnais
au Moyen-Age : lapogée des abbayes
Lyon est un centre religieux important au Moyen-Age, sa position frontalière
et le poids de son évêché lui valent la tenue de deux
conciles. Le musée conserve les vestiges de trois grandes abbayes :
Ainay, lIle Barbe [griffon]
et Savigny.
la vie lyonnaise
de la Renaissance
Au cours du 15e siècle, le Roi accorde à Lyon le privilège
de quatre foires franches annuelles dont le
texte intégral est présenté au musée.
Dès le 16e siècle, la ville est l'une des plus grandes places
financières européennes, favorisant l'implantation de nouvelles
activités comme la soie et la faïencerie, venues d'Italie.
Le musée conserve une série d'objets liés à
l'activité financière tel le trébuchet de changeurs.
L'imprimerie florissante participe aussi de l'essor économique
de la ville et du développement culturel par l'édition d'auteurs
antiques et italiens en particulier. Des cercles d'humanistes et de lettrés
diffusent la culture italienne.
Le tableau Sac
de Lyon par le Baron des Adrets en 1562 illustre de manière
saisissante les troubles religieux qui éclatent dans les années
1560.
La reconquête catholique s'amorce et on assiste en 1572 à
la tuerie des "vêpres lyonnaises", prolongement de la
Saint-Barthélémy parisienne.
En 1594, Henri IV entre dans une ville apaisée mais les troubles
des trente années écoulées ont déstabilisé
l'économie et ruiné une partie du commerce et de la banque.
Lyon aux
17e et 18e siècles : capitale de la soie
Au 17e siècle, le commerce reprend et l'on assiste à l'essor
de l'industrie de la soie. La ville se transforme et l'activité
se déplace vers la Croix-Rousse et Bellecour. La croissance démographique
et la concentration urbaine s'intensifient tout au long du siècle
parallèlement à l'essor de la Fabrique qui va donner à
Lyon son image de "ville de la soie". La soie fait vivre la
moitié de la population de Lyon et engendre la première
concentration ouvrière de France. Elle implique une organisation
commerciale et sociale qui perdurera au-delà de la Révolution.
Au 18e siècle, le renom de la soierie lyonnaise atteint l'Europe
entière, fruit d'une longue progression technique, les tisseurs
lyonnais réalisaient les étoffes les plus somptueuses et
les plus complexes. La société urbaine est dominée
par une bourgeoise entrepreuneuriale, les fabricants de soieries contrôlant
largement le pouvoir municipal tout en étendant leurs possessions
foncières.
Ce siècle inaugure les transformations urbaines et la diversification
économique [vue]
qui donneront à la ville son visage actuel.
La vie sous lAncien Régime est illustrée par des meubles,
des boiseries et de lorfèvrerie, productions dartistes
et artisans lyonnais.
la
Révolution à Lyon : prémisses et conséquences
Lévocation des intérieurs de notables contraste avec
le récit de lagitation
révolutionnaire et de la menace des destructions. Le siège
de 1793 et les événements tragiques qui lentourent
revivent à travers des archives, comme le tableau des condamnés
à mort et des objets, comme le pain du siège. Après
les turbulences révolutionnaires, Napoléon effectue plusieurs
visites à Lyon pour y rétablir lordre politique et
économique. Les trois clés de la ville correspondent à
sa division. Lune dentre elles témoigne de la volonté
de réorganisation de léconomie, notamment de la soie.
Lyon au 19e
siècle et la première moitié du 20e siècle
L'avènement du Premier Empire permet à la ville de renouer
avec son passé. Il annonce une renaissance confortée par
la prospérité industrielle. Au début du siècle,
l'invention d'une nouvelle mécanique Jacquard fait doubler le nombre
de métiers à tisser. Le métier Jacquard entraîna
l'édification d'un habitat spécifique, le faubourg de la
Croix-Rousse se couvrit ainsi de "maisons des canuts". Mais
ce développement déclenche aussi les premières luttes
sociales modernes avec, dès 1831, les émeutes des canuts.
Ce fut une profonde modification que celle qui intervint à partir
des années 1880, pour s'affirmer au début du 20e siècle
: la mécanisation provoqua la délocalisation du tissage.
Le rôle de Lyon finit par être celui d'un marché mais
aussi d'une concentration de donneurs d'ordre, les "soyeux",
qui constituèrent l'archétype de la bourgeoisie lyonnaise.
Pendant la première moitié du 20e siècle, la vie
politique et le développement urbain sont marqués par deux
personnalités : Edouard Herriot, maire de 1905 à 1957, et
l'architecte Tony Garnier. Celui-ci se voit confier de grands travaux
suscités par l'extraordinaire développement de l'industrie.
Lyon devint le creuset de nombreuses inventions, notamment dans le domaine
chimique.
les
faïences
La faïence
lyonnaise de la Renaissance puise ses sources dans la tradition des
céramistes italiens. Au 18e siècle, la production de la
manufacture royale de Joseph Combe témoigne des techniques de lère
pré-industrielle.
Le legs dun collectionneur éclairé, René Franc,
offre au regard des pièces majeures de la faïencerie de Nevers
du 17e au 18e siècle. Des liens étroits la rattachent à
la tradition lyonnaise, grâce à linstallation de Julio
Gambin, peintre sur faïence lyonnais, à Nevers au 16e siècle.
le compagnonnage
Le compagnonnage se donne pour mission lenseignement dun savoir-faire
mais aussi l'apprentissage d'une règle de vie. La tradition le
rattache aux bâtisseurs
de cathédrales.
La section compagnonnage permet de retracer lensemble des étapes
qui jalonnent la vie du compagnon, depuis ladoption : "premier
pas de lentrée dans la grande famille compagnonnique",
jusquà la "réception" où laspirant
passe compagnon et reçoit ses insignes compagnonniques.
Les nombreux chefs-d'oeuvre
exposés rappellent que ce travail consacre lapprentissage
du compagnon. Il le présente, lors dune cérémonie,
aux compagnons finis de sa société, qui sanctionnent ses
compétences techniques et ses dispositions morales.
l'enrichissement
des collections
Les collections du musée ne cessent de s'enrichir par des dons et des
achats. La politique dacquisition permet denrichir les collections
et de combler les lacunes du parcours historique, qui sarrêtait
au milieu du XIXème siècle et qui ne traitait pas de deux
domaines capitaux pour lhistoire de Lyon : la soie et la banque.
Ainsi peu à peu le musée sattache à étudier
et à exposer les pièces manquantes du puzzle de lhistoire
de Lyon et de son agglomération. Parallèlement, une politique
de collecte contemporaine est menée, pour représenter l'histoire
de la ville aujourd'hui. [Voir la
page consacrée à l'histoire des collections du musée]
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musée
Gadagne
[ Histoire de Lyon & Marionnettes du Monde ]
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