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les collections du musée

musée Gadagne, musée d’histoire de Lyon
Le musée rassemble des pièces qui témoignent de l’histoire de Lyon et des lyonnais du Moyen-Age au 19e siècle. Vestiges archéologiques, sculptures, peintures, mobiliers, faïences et étains. De nombreuses cartes, plans et gravures décrivent l’essor de la ville et l’édification de ses principaux monuments.

musée Gadagne, musée international de la marionnette
Le musée international de la marionnette ouvre ses portes en 1950. Autour de Guignol, Madelon et Gnafron, créés à Lyon par Laurent Mourguet vers 1808, le musée regroupe des marionnettes de tous types (à gaine, à tringles et à tiges) et du monde entier (France, Angleterre, Belgique, Italie, Russie, Cambodge, Japon…).

les collections d'histoire de Lyon

le lyonnais au Moyen-Age : l’apogée des abbayes
Lyon est un centre religieux important au Moyen-Age, sa position frontalière et le poids de son évêché lui valent la tenue de deux conciles. Le musée conserve les vestiges de trois grandes abbayes : Ainay, l’Ile Barbe et Savigny.

la vie lyonnaise de la Renaissance
Au cours du 15e siècle, le Roi accorde à Lyon le privilège de quatre foires franches annuelles dont le texte intégral est présenté au musée.
Dès le 16e siècle, la ville est l'une des plus grandes places financières européennes, favorisant l'implantation de nouvelles activités comme la soie et la faïencerie, venues d'Italie. Le musée conserve une série d'objets liés à l'activité financière tel le trébuchet de changeurs.
L'imprimerie florissante participe aussi de l'essor économique de la ville et du développement culturel par l'édition d'auteurs antiques et italiens en particulier. Des cercles d'humanistes et de lettrés diffusent la culture italienne.
Le tableau Sac de Lyon par le Baron des Adrets en 1562 illustre de manière saisissante les troubles religieux qui éclatent dans les années 1560.
La reconquête catholique s'amorce et on assiste en 1572 à la tuerie des "vêpres lyonnaises", prolongement de la Saint-Barthélémy parisienne.
En 1594, Henri IV entre dans une ville apaisée mais les troubles des trente années écoulées ont déstabilisé l'économie et ruiné une partie du commerce et de la banque.

Lyon aux 17e et 18e siècles : capitale de la soie
Au 17e siècle, le commerce reprend et l'on assiste à l'essor de l'industrie de la soie. La ville se transforme et l'activité se déplace vers la Croix-Rousse et Bellecour. La croissance démographique et la concentration urbaine s'intensifient tout au long du siècle parallèlement à l'essor de la Fabrique qui va donner à Lyon son image de "ville de la soie". La soie fait vivre la moitié de la population de Lyon et engendre la première concentration ouvrière de France. Elle implique une organisation commerciale et sociale qui perdurera au-delà de la Révolution.
Au 18e siècle, le renom de la soierie lyonnaise atteint l'Europe entière, fruit d'une longue progression technique, les tisseurs lyonnais réalisaient les étoffes les plus somptueuses et les plus complexes. La société urbaine est dominée par une bourgeoise entrepreuneuriale, les fabricants de soieries contrôlant largement le pouvoir municipal tout en étendant leurs possessions foncières.
Ce siècle inaugure les transformations urbaines et la diversification économique qui donneront à la ville son visage actuel.
La vie sous l’Ancien Régime est illustrée par des meubles, des boiseries et de l’orfèvrerie, productions d’artistes et artisans lyonnais.

la Révolution à Lyon : prémisses et conséquences
L’évocation des intérieurs de notables contraste avec le récit de l’agitation révolutionnaire et de la menace des destructions. Le siège de 1793 et les événements tragiques qui l’entourent revivent à travers des archives, comme le tableau des condamnés à mort et des objets, comme le pain du siège. Après les turbulences révolutionnaires, Napoléon effectue plusieurs visites à Lyon pour y rétablir l’ordre politique et économique. Les trois clés de la ville correspondent à sa division. L’une d’entre elles témoigne de la volonté de réorganisation de l’économie, notamment de la soie.

Lyon au 19e siècle et la première moitié du 20e siècle
L'avènement du Premier Empire permet à la ville de renouer avec son passé. Il annonce une renaissance confortée par la prospérité industrielle. Au début du siècle, l'invention d'une nouvelle mécanique Jacquard fait doubler le nombre de métiers à tisser. Le métier Jacquard entraîna l'édification d'un habitat spécifique, le faubourg de la Croix-Rousse se couvrit ainsi de "maisons des canuts". Mais ce développement déclenche aussi les premières luttes sociales modernes avec, dès 1831, les émeutes des canuts.
Ce fut une profonde modification que celle qui intervint à partir des années 1880, pour s'affirmer au début du 20e siècle : la mécanisation provoqua la délocalisation du tissage. Le rôle de Lyon finit par être celui d'un marché mais aussi d'une concentration de donneurs d'ordre, les "soyeux", qui constituèrent l'archétype de la bourgeoisie lyonnaise.
Pendant la première moitié du 20e siècle, la vie politique et le développement urbain sont marqués par deux personnalités : Edouard Herriot, maire de 1905 à 1957, et l'architecte Tony Garnier. Celui-ci se voit confier de grands travaux suscités par l'extraordinaire développement de l'industrie.
Lyon devint le creuset de nombreuses inventions, notamment dans le domaine chimique.

les faïences
La faïence lyonnaise de la Renaissance puise ses sources dans la tradition des céramistes italiens. Au 18e siècle, la production de la manufacture royale de Joseph Combe témoigne des techniques de l’ère pré-industrielle.
Le legs d’un collectionneur éclairé, René Franc, offre au regard des pièces majeures de la faïencerie de Nevers du 17e au 18e siècle. Des liens étroits la rattachent à la tradition lyonnaise, grâce à l’installation de Julio Gambin, peintre sur faïence lyonnais, à Nevers au 16e siècle.

le compagnonnage
Le compagnonnage se donne pour mission l’enseignement d’un savoir-faire mais aussi l'apprentissage d'une règle de vie. La tradition le rattache aux bâtisseurs de cathédrales.
La section compagnonnage permet de retracer l’ensemble des étapes qui jalonnent la vie du compagnon, depuis l’adoption : "premier pas de l’entrée dans la grande famille compagnonnique", jusqu’à la "réception" où l’aspirant passe compagnon et reçoit ses insignes compagnonniques.
Les nombreux chefs-d'oeuvre exposés rappellent que ce travail consacre l’apprentissage du compagnon. Il le présente, lors d’une cérémonie, aux compagnons finis de sa société, qui sanctionnent ses compétences techniques et ses dispositions morales.

l'enrichissement des collections
Les collections du musée ne cessent de s'enrichir par des dons et des achats. La politique d’acquisition permet d’enrichir les collections et de combler les lacunes du parcours historique, qui s’arrêtait au milieu du XIXème siècle et qui ne traitait pas de deux domaines capitaux pour l’histoire de Lyon : la soie et la banque. Ainsi peu à peu le musée s’attache à étudier et à exposer les pièces manquantes du puzzle de l’histoire de Lyon et de son agglomération. Parallèlement, une politique de collecte contemporaine est menée, pour représenter l'histoire de la ville aujourd'hui.

Guignol, un gône de Lyon

Le musée international de la marionnette s’ouvre sur Guignol, Madelon et Gnafron, les tous premiers personnages de Laurent Mourguet. Ancien canut reconverti en arracheur de dents, selon la légende, il attire ses clients à l’aide de marionnettes…

Dès 1804, il se consacre entièrement à son rudimentaire théâtre de marionnettes installé dans la grande allée des Brotteaux. Il abandonne les personnages de la Commedia dell’arte et en invente de nouveaux.

Guignol et ses compères s’adressent d’abord aux adultes. Ils se font les interprètes du bon sens populaire, en butte à l’autorité. Son succès, auprès des grands et des petits, conduit Guignol à Paris, comme en témoignent les théâtres parisiens de Guignol. La tradition parisienne est représentée au musée par des pièces du théâtre des Buttes–Chaumont, du Guignol des Tuileries et des personnages de Gaston Baty.

De nos jours encore, des spectacles de Guignol sont joués à Lyon et en France. Mais ils s'adressent désormais le plus souvent aux enfants et, tout en restant comiques, ils ne sont plus aussi satiriques qu'auparavant.

Parmi les nombreuses marionnettes à gaine de la donation Dor, certaines sont venues compléter les collections lyonnaises existant déjà au musée. Ce sont, d’une part, des poupées sculptées par Frédéric Josserand pour le théâtre Mourguet du quai St-Antoine et, d’autre part, toutes celles qui restaient au théâtre du passage de l’Argue lors de sa fermeture en 1927. Trois pièces sont particulièrement importantes, un Génie et une vieille femme ayant appartenu à Louis Josserand, gendre de Mourguet, et une Madelon, oeuvre de Laurent Josserand, petit-fils de Mourguet.

les marionnettes du monde : une invitation au voyage

La collection du musée, véritable invitation au voyage, compte des marionnettes du monde entier et de toutes techniques.
Elle s'est constituée par des dons faits au musée et par des dépôts du Musée National des Arts et Traditions Populaires, du musée de l'Homme et par le dépôt de l'une des plus célèbres collections du monde, celle de Maître Léopold Dor.

Outre les marionnettes lyonnaises, les diverses traditions françaises sont présentes avec notamment :
- Les cabotans à tringle et à fils d'Amiens, représentés par le jeu du théâtre de Julien Barbier (41 pièces). Seul le héros, Lafleur, n'est ici qu'une copie, Julien Barbier ayant tenu à garder sa marionnette principale.
- La tradition parisienne autour de Guignol avec des pièces du théâtre des Buttes–Chaumont, du Guignol des Tuileries et des personnages de Gaston Baty.

Europe du Nord et de l'Est
En Belgique, les marionnettes à tringles sont diversement interprétées : à Liège avec Tchantchès, à Bruxelles avec le théâtre de Toone.
Deux héros populaires, Jan Klaasen et Katrijn dominent le répertoire hollandais. Ce sont des marionnettes à gaine.
L'Europe du Nord est encore représentée avec la fameuse Old Mother Shipton, la plus célèbre pièce de la collection Dor. C'est la plus ancienne marionnette anglaise connue, remontant à l'époque de la Reine Anne (vers 1700). Faite de bois sculpté, elle possède un visage très expressif, animé par des yeux de verre. Primitivement, c'était une marionnette à tringle qui fut, au 19e siècle, transformée en marionnette à fils.
Une vingtaine de toutes petites marionnettes tchèques (hauteur 17 cm) en bois sculpté ou en plâtre moulé, possèdent également un système de tringle à quatre fils.

Europe du Sud
L'ensemble le plus ancien et le plus précieux de la collection est celui d'une quarantaine de marionnettes vénitiennes à tringle des 17e et 18e siècles, vestiges d'un théâtre du palais. Hautes de 70 cm en moyenne, elles sont vêtues de riches costumes de cette époque.
L'opera dei puppi, tradition sicilienne, est représenté par plusieurs marionnettes à tringle.
En Turquie, c'est la technique de l'ombre qui est utilisée avec le théâtre de Karagheuz. Les silhouettes des personnages, translucides bien que colorées, sont découpées dans du cuir.

Asie
Les wayang-kulit en Indonésie, les wayang-golek à Java, les sou-kiang en Chine et les nang luong du Siam (Thaïlande), sont autant de pièces exceptionnelles et raffinées qui interprètent diversement la technique de l'ombre.
Le Japon est représenté par un bunraku dont la manipulation, très élaborée, nécessite deux ou trois personnes simultanément.

Afrique
Le Togo, avec ses marionnettes à fils, ou encore le Mali, avec le chant des oiseaux, montrent que les marionnettes existent sur tous les continents et sous toute forme de techniques.